Le thé bulbé

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Michtonne pas du dargif mon roplo, il y a des broutilles qui te chopent en loucedé et qui te remuent comme un hamster dans un lave-linge. Esgourde-moi bien, avant de t'étinceler comme une pucelle dans un claque de rombières. L'autre luisant, j'étais peinard, boursouflant des miches, en train siroter mon kawa, la caboche en l'air et une main sur les roustes, à la fraîche. Tout d'un coup, il y a le mouflet qui débarque. Il veut des thunes pour se calcer un bubble tea. Tu connais cette daube ? Tiens, grince-moi ça : c'est un jus de thé dans lequel ils te calquent des bonbons mous. T'avises un peu la branquignollerie ? Pourquoi pas des crotiches de pif, tant qu'à faire. S'ils ne nous prennent pas pour des brêles, il faudra qu'on m'explique.

Bref, le chiard, je te l'envoie bouler avec son thé bulbé, je lui file presque une mornifle en prime. Mais là, tout d'un coup, le nain s'arrête et pousse une petite marotte. Un truc qui me fauche sec comme une croupette en été.  Il beuglante un air que je reconnais. Un truc du bahut, "l'oiseau et l'enfant" de Marie Myriam, tu recolles ? Eurovision 1977. La gerce, coupe au bol, poils sous les bras façon Mireille Matthieu, jupe bouffante et paillettes jusqu'aux chevilles avec birkenstock aux ieps. Moi, ça me fout comme un coup de pastèque, le frétillant qui tripote grave. Flash-back au forceps, tu comprends ? J'ai l'humidité qui remonte d'un coup et le cœur qu'astique le papillon. Je dégringole de 44 ans sans respecter les paliers de sécurité. Tu sais ce que je fais ? Je prends le mouflet par la main, et vais lui payer son bubble tea. Même que je m'en prends un aussi. En quelques secondes, mon gosse et moi on a le même âge, six ans, tu piges ? Quand je voulais buller du Malabar rose.

C'est con la vie, mais c'est comme ça !

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